Le Livret de développement durable et solidaire ne doit plus financer la destruction du climat !

 

 

Nous sommes presque 24 millions à posséder un Livret de développement durable et solidaire (LDDS). En juin 2018, l’épargne placée sur ces livrets représentait 106 milliards d’euros. Est-elle utilisée pour financer, comme son nom l’indique, le développement durable et la solidarité ? La réponse est non.

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Le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est formel : s’entêter à investir dans l’industrie fossile sacrifie tout espoir de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5° C.

Les grandes banques qui collectent et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui gère notre argent opèrent de manière opaque. Il est néanmoins possible d’identifier des investissements dans des entreprises impliquées directement dans les énergies fossiles.

Seule une petite partie de cet argent financerait réellement la transition écologique, les travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens ou des entreprises sociales et solidaires. Pire, les banques et la CDC sont incapables de garantir que l’argent placé sur le LDDS n’alimente pas les 200 multinationales responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques.

La destruction du climat ne se fera pas avec notre argent : nous exigeons le désinvestissement de l’argent du LDDS de l’industrie fossile pour le réorienter véritablement vers des investissements nécessaires et justes pour les peuples et la planète.

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L'argent du LDDS ne doit plus financer la destruction du climat !

Adressée au Ministre de l’Economie et au président de la Caisse des Dépôts et Consignation.

Nous, soussigné·e·s, vous demandons de prendre les dispositions nécessaires afin que l’argent placé sur les Livrets de développement durable et solidaire cesse de financer la destruction du climat. Nous exigeons l’exclusion des 200 entreprises fossiles, cause majeure des dérèglements climatiques des portefeuilles financés par l’épargne du LDDS

Le 12 décembre 2017, au jour de la sortie du rapport sur les investissements carbonés de la Caisse des dépôts et consignations, Bruno Le Maire annonçait que « désormais, chaque euro placé dans un livret développement durable et solidaire centralisé à la CDC sera associé à un projet contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l’empreinte climatique de notre modèle économique ».

La CDC, principal acteur financier public français dotée d’une mission d’intérêt général, affirme que « sa démarche d’investisseur responsable est au coeur de sa raison d'être ». Elle gère 60 % de l’argent du LDDS via son fonds d’épargne. Si une partie sert à financer des prêts pour le logement social ou diverses infrastructures, une large partie de cet argent est placé sur les marchés financiers. Malgré l’absence de transparence, nous savons que le fonds épargne de la CDC investit dans des firmes comme Total, Engie ou Vallourec.

Les banques quant à elles conservent 40 % de l'encours du LDDS dont 80% est fléché vers le financement des PME, qu'elles aient des activités soutenables ou pas, et 10% qui peuvent être utilisés par les banques comme elles le souhaitent. Or, des banques comme BNP Paribas, Crédit agricole, HSBC ou Société générale continuent d’investir massivement dans des énergies du passé et des projets toxiques pour les peuples et la planète.

Il n'existe donc aucune garantie réglementaire pour que l'épargnant·e soit sûr·e que 100% de son argent est investi dans la transition écologique et solidaire. Cela entre en totale contradiction non seulement avec l’impératif climatique, mais aussi avec le label « développement durable et solidaire » vendu aux épargnant·e·s.

Pour y remédier, nous exigeons l’exclusion des 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques des portefeuilles financés par l’épargne du LDDS.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est formel : pour maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 1,5 ° C, nous devons renoncer à extraire davantage de charbon, de pétrole et de gaz. S’entêter à investir dans l’industrie fossile nous mène ainsi droit au chaos climatique. Ce rapport indique clairement que quiconque continue de soutenir l’industrie fossile contribue sciemment à provoquer des souffrances indicibles dans le monde entier. Par cette lettre, nous en appelons ainsi à votre responsabilité et à tenir vos engagements.

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La Caisse des dépôts et consignations investit massivement dans les entreprises du secteur des combustibles fossiles telles que Engie et Total et notamment dans 12 nouveaux projets particulièrement polluant et dangereux pour le climat et les communautés.

L’ensemble des institutions dont la CDC assure la gestion, et toutes ses filiales sont concernées : Banque publique d’investissement, Agence française de développement, CNP Assurances, Fonds de réserve pour les retraites, Ircantec, Livret A, Livret du développement durable, la Banque postale, etc.

Vous pouvez vous renseigner ici pour en savoir plus sur les investissements climaticides de la Caisse des Dépôt et Consignations.

 

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